06Substance

1-cyclohexyl-4-(1,2-diphényléthyl)pipérazine

Le MT-45 est un opioïde de synthèse développé au Japon dans les années 1970, structurellement distinct des morphinanes. Réémergé sur le marché des NPS en 2013, il est associé à de nombreux décès en Europe et présente un profil de risque particulièrement sévère, notamment une perte auditive atypique pour un opioïde.

Psychotrope illégal
Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants · Annexe III

Les effets

Description des effets

Les effets du MT-45, tels que rapportés par les utilisateurs sur les forums spécialisés et documentés dans les cas d'intoxications non fatales, s'apparentent fortement à ceux des opioïdes classiques. La substance procure une sédation marquée, une sensation de chaleur corporelle, d'euphorie et d'analgésie. Les utilisateurs décrivent fréquemment un sentiment de bien-être diffus et une réduction de l'anxiété.

Parmi les effets indésirables systématiquement rapportés figurent les nausées, les démangeaisons (prurit opioïde), la transpiration, la constipation et la miosis (constriction pupillaire caractéristique des opioïdes). La suppression de la toux et les difficultés à uriner sont également fréquentes.

⚠ Effet auditif atypique : Contrairement à la plupart des opioïdes, le MT-45 a été associé à des pertes auditives bilatérales dans plusieurs cas d'intoxications documentés en Suède. Cet effet peut persister au-delà de deux semaines après l'exposition. Le mécanisme n'est pas encore élucidé ; les données de liaison aux récepteurs sigma ne démontrent pas la cause de ces pertes auditives. Il s'agit d'un signal d'alarme distinctif de cette substance.

Les dosages

Dosages indicatifs

Dosages (par voie)

Effets Oral Nasal
Légers 25 - 30 mg 10 - 15 mg
Moyens 30 - 45 mg 15 - 20 mg
Forts 45 - 60 mg 20 - 30 mg
Très forts 60 + mg 30 + mg

Valeurs indicatives — dépendant de la pureté, tolérance et méthode d'administration.

Durée / Phases

Phases Oral Nasal
Début 30 min - 1 h 5 - 15 min
Effets principaux 1 - 2 h 1 - 2 h
Descente 1 - 2 h 1 - 2 h
Effets résiduels jusqu'à 6 h (avec redosage) jusqu'à 6 h (avec redosage)

Durées approximatives — sujettes à variation suivant la dose, voie et métabolisme individuel.

Calculateurs de dose et dosage recommandé.

Le MT-45 est une substance dont la pureté peut varier d'un endroit à l'autre. Il n'existe pas de "dosage recommandé" sûr sans qu'une analyse n'ait été réalisée par un labo compétent, et sans que vous sachiez correctement doser votre produit. Renseignez-vous sur les différents aspects importants d'une consommation pour réduire au mieux les risques.

Y'a combien dans l'pochon ?

Calculez la quantité réelle de MT-45 contenue dans votre produit.

%
mg

Calculer la dose recommandée

Dose indicative pour obtenir l'effet souhaité.

%
Réduction des risques
Avant et pendant la consommation
  • Analysez votre produit — Faites tester votre substance (CAARUD, SpecTRUM) ; la pureté et la composition peuvent varier considérablement d'un lot à l'autre.
  • Commencez très bas — Dose test minimale, surtout sans analyse préalable. La puissance varie fortement suivant les lots.
  • Ne jamais consommer seul·e — La dépression respiratoire peut survenir rapidement et sans avertissement.
  • Naloxone à portée — Assurez-vous que votre entourage sait l'administrer (Nalscue® nasal ou injectable).
  • Évitez toute association — Alcool, benzodiazépines et autres opioïdes augmentent massivement le risque létal.
  • Ne redosez pas prématurément — L'effet peut être retardé jusqu'à 60 min par voie orale. Attendre avant d'évaluer.
En cas de surdose
  • Naloxone immédiatement — Administrer sans attendre ; répéter toutes les 2–3 min si nécessaire. La réponse peut être incomplète.
  • Position latérale de sécurité (PLS) — Si la personne est inconsciente mais respire.
  • Appeler le 15 ou le 112 — Même si la naloxone a rétabli la respiration (durée d'action courte ; risque de réapparition).
  • Ne jamais laisser seul·e — Rester présent·e jusqu'à l'arrivée des secours.
  • Signaler la dose consommée — C'est important pour le suivi médical et la prévention des complications.

Important : Le retour de la respiration ne garantit pas la disparition de toutes les complications. Un suivi médical est indispensable même après retour de conscience.

La pharmacologie

Le MT-45 (IC-6) est un opioïde de synthèse inventé dans les années 1970 par Dainippon Pharmaceutical Co. Sa structure chimique — une 1-cyclohexyl-4-(1,2-diphényléthyl)pipérazine — est radicalement différente de celle de la morphine et des opioïdes classiques. Malgré cette absence totale de parenté structurelle avec les morphinanes, il agit sur les mêmes récepteurs avec une efficacité comparable. Le MT-45 se distingue surtout par un profil de toxicité atypique (perte auditive, dépigmentation, cataractes) jamais observé avec les autres opioïdes, et pour lequel les mécanismes restent mal compris.

Profil pharmacologique

MT-45 — structure 2D (CID 431865)
MT-45

CID 431865 · CAS 52694-55-0 (base racémique)

Mode d'action Agoniste sélectif des récepteurs opioïdes μ (MOP) ; structure N,N'-dipiperazine non morphinane. Réponse maximale supérieure à celle de la morphine dans un essai cellulaire (pEC₅₀ = 6,74). Liaison additionnelle aux récepteurs sigma (σ₁/σ₂) pour l'isomère (R).

Formule chimique C₂₄H₂₆N₂
Poids moléculaire 348.52g/mol
Demi-vie inconnue (aucune donnée PK humaine)
LogP 5.1
H-donneurs 0
H-accepteurs 2
Métabolisation N-déalkylation · hydroxylation aromatique (peu caractérisée)

Mécanisme d'action

La pharmacologie du MT-45 est complexe et multifactorielle. Elle implique à la fois le système opioïde et des cibles non opioïdes encore partiellement caractérisées.

Mécanisme d'action Explication simplifiée
Le MT-45 active les récepteurs opioïdes μ (MOP). Dans l'essai cellulaire de Bilel et al. (2020), le racémate présente un pEC₅₀ de 6,74 et une réponse maximale de 186 ± 16 pm : il s'agit d'un déplacement optique mesuré par DMR, pas d'un pourcentage d'efficacité clinique. Les réponses aux récepteurs κ et δ sont faibles ou incomplètes dans cet essai fonctionnel, qui ne mesure pas directement une affinité. Chez la souris, la naloxone donnée avant le MT-45 prévient les effets étudiés. Nakamura et Shimizu (1976) comparent les énantiomères dans des modèles animaux, sans établir de ratio de dose humain. Matsuno et al. (1998) décrivent la liaison de l'isomère (R) aux récepteurs sigma et un effet sur la mémoire chez la souris (IC₅₀ ≈ 1,4 nM et 1,8 nM). Cette étude ne démontre pas le mécanisme des pertes auditives humaines. Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'est disponible.
Le MT-45 agit comme un "faux opioïde" : il se fixe sur les mêmes récepteurs que la morphine dans le cerveau (les récepteurs opioïdes μ) et déclenche des effets similaires — soulagement de la douleur, euphorie, sédation. Sa structure chimique est radicalement différente de la morphine — il n'appartient pas à la famille des morphinanes — mais il agit sur les mêmes cibles. Les comparaisons de puissance disponibles dépendent des essais animaux ou cellulaires : elles ne permettent pas de calculer une dose équivalente sûre chez l'humain. L'un de ses isomères interagit aussi avec les récepteurs sigma ; les résultats sur la mémoire chez la souris n'expliquent pas à eux seuls les pertes auditives rapportées après intoxication.

Dans des cellules exprimant le récepteur μ humain et chez des souris mâles, le MT-45 présente une activité opioïde et des effets antinociceptifs et cardiorespiratoires. La naloxone administrée avant le MT-45 prévient ces effets ; cela ne constitue pas un essai de traitement de surdose chez l’humain.

Les cibles réceptorielles

Récepteur μ-opioïde MOP / μ

Cible principale du MT-45. Dans l'essai DMR cellulaire, le racémate présente un pEC₅₀ de 6,74 et une réponse maximale de 186 ± 16 pm. Chez la souris, la naloxone administrée avant l'opioïde prévient les effets étudiés. Les comparaisons avec la morphine varient selon les tests et ne constituent pas une équivalence de doses humaines.

Analgésie · Euphorie · Dépression respiratoire
Récepteurs sigma σ₁ / σ₂

L'énantiomère (R) se lie aux récepteurs sigma σ₁ et σ₂ (IC₅₀ ≈ 1,4 nM et 1,8 nM dans l'étude de Matsuno). Un effet sur l'apprentissage et la mémoire est décrit chez la souris. Ces résultats ne démontrent ni un mécanisme de surdité humaine ni une efficacité neuroprotectrice clinique.

Liaison sigma · Mémoire chez la souris
Récepteurs κ et δ KOP / DOP

Fait notable : aucune affinité mesurable n'a été identifiée pour les récepteurs κ (KOP) ni δ (DOP) aux concentrations testées (Bilel et al., 2020). Le MT-45 est donc un agoniste hautement sélectif du récepteur μ, sans la composante dysphorique (κ) ni la modulation émotionnelle (δ) que d'autres opioïdes peuvent présenter. Cela en fait pharmacologiquement un « laser » pointé sur une seule cible.

Absence d'activité κ et δ

Cibles additionnelles et toxicité atypique

Le MT-45 se distingue des autres opioïdes par des effets secondaires inhabituels qui ne s'expliquent pas par le seul agonisme μ.

Récepteurs NMDA (métabolite)

Le métabolite principal du MT-45, la 1,2-diphényléthylpipérazine, bloque les récepteurs NMDA (glutamatergiques). Cette action antagoniste pourrait contribuer aux effets dissociatifs rapportés par certains usager·es et pourrait potentiellement prolonger la durée d'action perçue. Les dérivés fluorés (comme le 2F-MT-45) sont significativement plus puissants au récepteur μ que le composé parent.

Toxicité cutanée et oculaire

L'usage récréatif du MT-45 a été associé à un tableau clinique unique : perte auditive, dépigmentation des cheveux, alopécie, cataractes, dermatite et lignes de Mees (stries unguéales). Une ressemblance structurelle avec le triparanol (retiré du marché pour des effets similaires) a été notée, mais le mécanisme précis reste inconnu. Ces effets ne sont pas médiés par le récepteur μ et pourraient impliquer une perturbation du métabolisme du cholestérol.

Stéréochimie fonctionnelle

Le MT-45 illustre un cas pharmacologique peu banal : l'énantiomère (S) porte l'essentiel de l'activité opioïde μ, tandis que l'énantiomère (R) est responsable de l'activité sigma — une stéréosélectivité inversée par rapport au composé apparenté léfétamine. Le racémate combine donc deux profils pharmacologiques distincts portés par deux miroirs de la même molécule.

Durée des effets

D'après les rapports d'utilisateurs consolidés dans le rapport joint EMCDDA–Europol, les effets du MT-45 se manifestent dans les 15 minutes après insufflation nasale ou dans les 60 minutes après administration orale. La durée maximale des effets est d'environ 2 heures par prise, mais le redosage — fréquent chez les utilisateurs — peut étendre considérablement la durée d'intoxication. Des effets résiduels (sédation résiduelle, altération cognitive) peuvent persister plusieurs heures après la dernière prise.

L'addictivité

Très peu de données disponibles !

La MT-45 étant une molécule relativement nouvelle, il reste à voir comment son impact va se manifester. Pour autant, c’est un opioïde et une vigilance toute particulière reste nécessaire.

La revue décrit les adaptations des récepteurs et des voies de signalisation impliquées dans la tolérance et la dépendance à la morphine. Ce contexte mécanistique ne mesure pas directement le potentiel addictif des autres opioïdes présentés sur DRUGZ.

Évaluez vos consos avec le DUDIT !

Le Drug Use Disorder Identification Test Le questionnaire présenté ici est une adaptation du DUDIT. Cet outil de repérage ne remplace pas un diagnostic ; la revue citée ne valide pas l’adaptation DRUGZ. [Hildebrand, 2015], ou DUDIT, est un test que vous pouvez faire si vous avez un doute sur votre consommation. Seul.e vous pourrez voir le résultat.

Le questionnaire s'affiche une question à la fois. Répondez à la question actuelle pour passer à la suivante.

Les risques sur la santé

Risques immédiats

Le MT-45 présente un profil de risques immédiats particulièrement sévère, documenté par 28 décès et 18 intoxications non fatales signalés en Suède entre novembre 2013 et juillet 2014, dans un contexte de disponibilité limitée de la substance.

Les manifestations cliniques des intoxications non fatales incluaient notamment :

  • Dépression du système nerveux central Somnolence, perte de conscience, coma
  • Dépression respiratoire Réduction du rythme respiratoire, apnée, cyanose, désaturation en oxygène
  • Miosis Constriction des pupilles (signe opioïde classique)
  • Tachycardie et hypotension
  • Perturbations neurologiques Paresthésies, faiblesse musculaire, vision floue
  • Perte auditive bilatérale Effet atypique pour un opioïde, documenté dans plusieurs cas, pouvant persister plus de deux semaines après l'exposition

La naloxone (antagoniste opioïde) a été administrée dans plusieurs cas d'intoxication avec des résultats partiellement satisfaisants : 57 % des patients ont bien répondu, mais un patient a dû être intubé faute de réponse suffisante à 0,4 mg de naloxone. Des doses de naloxone répétées ou plus élevées peuvent être nécessaires.

Les données toxicologiques animales indiquent que la marge entre dose analgésique efficace et dose létale est plus étroite que pour la morphine, ce qui augmente le risque de surdosage accidentel. La dose létale médiane (LD₅₀) chez le rat par voie orale est de 150 mg/kg pour le MT-45 racémique, contre 335 mg/kg pour la morphine.

Le rapport recense 28 décès suédois avec présence de MT-45 analytiquement confirmée, de novembre 2013 à juillet 2014. Ces observations constituent un signal sanitaire ; elles ne démontrent pas que le MT-45 était la cause unique de chaque décès.

Risques à long terme

Les données sur les effets à long terme du MT-45 chez l'humain sont extrêmement limitées en raison du recul clinique insuffisant. Les informations disponibles proviennent principalement de modèles animaux et de cas cliniques.

Dépendance physique : Les études sur l'animal ont démontré un potentiel de dépendance comparable à la morphine. L'antagoniste opioïde nalorphine a déclenché des signes de sevrage chez des souris ayant reçu des doses répétées de MT-45, et la substance s'est substituée à la morphine chez des rats morphino-dépendants. Comme tout opioïde, une tolérance et une dépendance physique sont attendues lors d'un usage chronique.

Séquelles auditives : Les cas documentés de perte auditive, potentiellement irréversible, constituent un risque à long terme préoccupant et non retrouvé avec les opioïdes classiques.

Risques liés à l'adultération : Le MT-45 a été retrouvé mélangé à de l'héroïne base, de la caféine et du paracétamol dans certaines saisies. L'utilisateur peut donc ignorer qu'il consomme du MT-45.

Les mélanges

Interactions dangereuses

Les données issues des cas d'intoxications et de décès associés au MT-45 montrent de manière frappante le rôle aggravant de la polyconsommation. Dans la quasi-totalité des décès suédois documentés, d'autres substances psychoactives étaient présentes :

  • Benzodiazépines
    Extrêmement dangereux Potentialisation de la dépression du SNC et respiratoire. Risque létal très élevé. alprazolam, diazépam, flubromazépam*, pyrazolam* — *retrouvés dans 8 décès documentés
  • Autres opioïdes
    Extrêmement dangereux Dépression respiratoire additive, risque de surdosage opioïde sévère. fentanyl, oxycodone, codéine, tramadol, morphine
  • Alcool
    Très dangereux Dépresseur du système nerveux central, potentialise la sédation et la dépression respiratoire.
  • Antidépresseurs & antipsychotiques
    Très dangereux Interactions pharmacodynamiques complexes ; risque d'allongement du QT et de syndrome sérotoninergique. sertraline, mirtazapine, quétiapine
  • Anticonvulsivants
    Modéré – surveiller Potentialisation de la dépression respiratoire documentée avec les opioïdes. gabapentine, prégabaline

Les nouvelles benzodiazépines non autorisées (flubromazépam, pyrazolam) ont été retrouvées dans 6 des décès liés au MT-45 en Suède. L'association MT-45 + benzodiazépine est considérée comme l'une des combinaisons les plus létales documentées pour cette substance.

Vérifiez vos mixtures !

Utilisez notre simulateur pour vérifier les interactions potentielles entre les opioïdes et d'autres substances. Un lien vers Mixtures.info vous est proposé à chaque simulation pour aller plus loin.

Opioïdes mélangés avec :

Les informations proviennent du travail de l'équipe de Mixtures.info.

Histoire et culture

Contexte historique

Le MT-45 a été synthétisé pour la première fois dans les années 1970 par la société pharmaceutique japonaise Dainippon Pharmaceutical Co. Ltd. dans le cadre de recherches sur de nouveaux analgésiques [Natsuka et al., 1975]. Les chimistes cherchaient des analogues de la perathiépine (un antipsychotique tricyclique) et de la léfétamine (aussi connue sous le nom de (−)SPA), un analgésique-stimulant. Parmi la série de 1-(1,2-diphényléthyl)pipérazines synthétisées, le MT-45 s'est distingué par une puissance analgésique proche de la morphine dans les modèles animaux.

La pharmacologie et la toxicologie du MT-45 ont été extensivement étudiées sur l'animal dans les années 1970 — mais la substance n'a jamais fait l'objet d'études cliniques chez l'humain, et n'a jamais été développée en médicament. Elle est restée confidentielle pendant des décennies.

C'est au début des années 2010, avec l'essor des marchés de Nouvelles Substances Psychoactives (NPS), notamment sur internet avec des fournisseurs principalement basés en Chine, que le MT-45 a refait surface comme substance récréative. Il a été détecté pour la première fois en Europe lors d'une saisie douanière en Suède en octobre 2013, rapidement suivi par une vague de décès entre novembre 2013 et juillet 2014. Le système d'alerte précoce européen (EWS de l'EMCDDA) a été formellement notifié en décembre 2013.

Suite à ces événements, l'EMCDDA et Europol ont produit un rapport joint en juin 2014, suivi d'une évaluation des risques formelle. Le Conseil de l'Union européenne a ensuite procédé au contrôle de la substance. En France, le MT-45 est classé comme stupéfiant depuis lors.

Le MT-45 dans le contexte des NPS opioïdes

Le MT-45 s'inscrit dans la tendance plus large des opioïdes de synthèse émergents sur le marché des drogues en Europe et en Amérique du Nord. Comme l'AH-7921 ou l'U-47700, il illustre la capacité des marchés NPS à proposer des opioïdes structurellement originaux contournant temporairement les législations, avec des profils de risque encore moins bien caractérisés que les opioïdes classiques.

L'épisode suédois de 2013–2014 a notamment mis en lumière le danger de combiner des opioïdes NPS avec de nouvelles benzodiazépines non autorisées (flubromazépam, pyrazolam), deux catégories de substances qui circulaient simultanément dans les mêmes réseaux d'approvisionnement.

Bibliographie