02Stimulant

Benzoylméthylecgonine

La cocaïne est un alcaloïde naturel extrait des feuilles de coca (Erythroxylum coca et Erythroxylum novogranatense). C'est l'un des stimulants les plus consommés au monde après la caféine, mondialement connu autant pour ses effets que pour la criminalité qui gravite autour de son trafic.

Psychotrope illégal
Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants · Annexe III

Les effets

Descente

Neurotoxicité à long terme

La cocaïne endommage les vaisseaux sanguinsWang, J., et al. (2025). Neurotoxicity mechanisms of six common recreational drugs. Frontiers in Pharmacology, 16, 1526270.
DOI:10.3389/fphar.2025.1526270
en les resserrant, ce qui réduit le flux sanguin vers le cerveau et l'oxygénation des tissus, provoquant des zones de manque de sang et perturbant son fonctionnement. À long terme, elle peut stimuler la formation de nouveaux vaisseaux comme compensation, mais cela aggrave les problèmes en affaiblissant la barrière protectrice du cerveau. De plus, elle tue les cellules des parois vasculaires, accentuant le resserrement et causant des dommages neurologiques graves, comme des maux de tête, convulsions, anévrismes ou accidents vasculaires cérébraux.

Effets cardiovasculaires

La cocaïne provoque des effets cardiovasculaires significatifs et potentiellement dangereux. Elle augmente anormalement le rythme cardiaque, surtout lors d'activités physiques, et élève la pression sanguine de manière marquée, pouvant entraîner tachycardie et hypertension. Elle agit directement sur le myocarde en l'empêchant de se contracter correctement, créant des anomalies électriques cardiaques. Ces effets sont particulièrement cardiotoxiques et peuvent être exacerbés par des métabolites actifs de la cocaïne.

"L'effet hémodynamique de la cocaïne dépend de la dose ; les premiers stades de toxicité induisent une élévation du rythme cardiaque et de la pression artérielle (de 10 % à 25 % par rapport à la valeur de référence) ; les stades avancés montrent une élévation supplémentaire du rythme cardiaque et de la pression artérielle (bien qu'une chute de la pression artérielle puisse être observée en raison d'arythmies tachycardiques soutenues). Aux stades avancés, on observe un effet dépressif important, accompagné d'une bradycardie sévère et d'une insuffisance circulatoire."

Les dosages

Le dosage ne peut être augmenté sans limite. Aux alentours de 120 mg, les effets deviennent de moins en moins agréables et les effets secondaires négatifs augmentent en parallèle.

Dosages indicatifs

Dosages par voie

Effets Nasal Injection
Légers 5 – 30 mg 5 – 10 mg
Moyens 30 – 60 mg 10 – 20 mg
Forts 60 – 90 mg 20 – 30 mg
Très forts 90+ mg 30+ mg

Valeurs indicatives — dépendant de la pureté, tolérance et méthode d'administration.

Durée / Phases

Phase Nasal Injection
Début 10 – 25 min 15 s
Effets principaux 15 – 30 min 20 min
Descente 10 – 30 min
Effets résiduels Difficiles à estimer Difficiles à estimer

Durées approximatives — sujettes à variation selon la dose, voie et métabolisme individuel.

Au fil des années, la pureté de la cocaïne retrouvée dans les saisies ou lors d'analyses demandées par les consommateurs a beaucoup évolué. Pour doser correctement votre produit, il est indispensable de prendre en compte la pureté de celui-ci !

Évolution du prix et de la pureté de la cocaïne en France (2010-2023).
Prix : Les prix au détail courants des principaux produits stupéfiants depuis 2010.
Pureté : La pureté des principaux produits stupéfiants depuis 2012.

Calculateurs de dose

La cocaïne est une substance illégale dont la pureté peut varier considérablement. Il n'existe pas de « dosage recommandé » sûr sans analyse préalable par un laboratoire compétent.

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"Qui peut claquer 60 balles dans un gramme de C, peut mettre 20 balles dans une balance de précision." — Sun Taz, l'Art de la Drogue.

Que faire en cas de surdosage ?

Une overdose de cocaïne (« overlamp ») se manifeste par une accélération cardiaque extrême, une hyperthermie, des tremblements, une paranoïa intense ou des convulsions.

  • Appeler le 15 ou le 112
  • Calmer la personne
  • Hydrater & refroidir
  • PLS si inconscience

La pharmacologie

Profil pharmacologique

Cocaïne — structure 2D (CID 446220)
Benzoylméthylecgonine

CID 446220 · DB00907

Mode d'action Inhibiteur de la recapture de la dopamine, de la noradrénaline et de la sérotonine ; bloqueur des canaux sodiques voltage-dépendants.

Formule chimique C₁₇H₂₁NO₄
Poids moléculaire 303.35g/mol
Demi-vie ~1h
LogP 2.3
H-donneurs 0
H-accepteurs 5
Métabolisation hCE1 · hCE2 · BChE · CYP3A4

Mécanisme d'action

Suivant le mode de consommation choisi (inhalation, injection, sniff, voie orale), la cocaïne n'agit pas de la même manière dans le corps. La cocaïne sous forme de poudre est plutôt sniffée ou injectée, la cocaïne sous forme de caillou est plutôt fumée.

En ce qui concerne son action pharmacologique, la cocaïne agit principalement comme un inhibiteur de la recaptureMécanisme qui bloque les transporteurs membranaires responsables de la recapture des neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, sérotonine), augmentant ainsi leur concentration dans la fente synaptique et prolongeant leur effet. de la dopamine, entraînant une augmentation de la concentration de ce neurotransmetteur entre les neurones, ce qui accentue l'effet de la dopamine. Elle agit de la même manière sur la noradrénalineLa noradrénaline est responsable des effets adrénergiques classiques observés lors de la consommation de cocaïne, notamment la mydriase, la vasoconstriction, l'hypertension et la tachycardie. ainsi que sur la sérotonineLa cocaïne bloque le recaptage de la sérotonine, augmentant rapidement sa concentration et contribuant à l'euphorie et à une modification de l'humeur. À court terme cela peut provoquer agitation, insomnie et nausées; ensuite une baisse de la sérotonine entraîne souvent un « rebond » dépressif et une irritabilité..

Mécanisme d'action Explication simplifiée
Le mécanisme d'action de la cocaïne le plus important réside dans sa capacité à bloquer l'initiation et la conduction de l'influx nerveux en diminuant la perméabilité de la membrane axonale aux ions sodium dans les canaux sodiques rapides et en augmentant ainsi le seuil nécessaire pour générer un potentiel d'action.
La cocaïne agit principalement en bloquant la transmission des signaux électriques dans les nerfs. Imagine que les nerfs communiquent via des impulsions électriques, comme des messages rapides dans un fil. Ces impulsions dépendent des ions sodium, des particules chargées positivement qui doivent entrer dans les cellules nerveuses pour déclencher le signal. Normalement, la membrane de la cellule nerveuse est perméable à ces ions sodium grâce à des « portes » spéciales appelées canaux sodiques. La cocaïne vient bloquer ces canaux, rendant la membrane beaucoup moins perméable aux ions sodium, ce qui rend l'initiation et la conduction des signaux nerveux plus difficiles. Résultat : les nerfs ne transmettent plus les informations normalement.

La cocaïne sous toutes ses formes

La cocaïne se présente sous plusieurs formes chimiques, principalement le chlorhydrate de cocaïne (poudre) et la base libre (crack). Le chlorhydrate est soluble dans l'eau et est généralement sniffé ou injecté, tandis que la base libre est insoluble dans l'eau et est fumée. Ces différentes formes influencent non seulement la méthode d'administration mais aussi la rapidité et l'intensité des effets.

La forme de cocaïne et la voie d'administration déterminent la rapidité, l'intensité et la durée des effets : le chlorhydrate (poudre) est le plus souvent sniffé ou injecté, la base libre (crack) est fumée — les voies inhalée (fumée) et intraveineuse produisent les pics plasmatiques les plus rapides et élevés et des effets brefs mais intenses, alors que la voie intranasale est plus lente et donne un effet plus long ; l'inhalation présente la meilleure biodisponibilité (~90 %), l'intranasal ~80 % et la voie orale la plus faible.

  • Roque Bravo, R., et al. (2022). Cocaine: an updated overview on chemistry, detection, biokinetics, and pharmacotoxicological aspects including abuse pattern. Toxins, 14(4), 278.
    DOI:10.3390/toxins14040278
  • Quelques mots sur le crack

    Le crack est ce que l'on obtient en faisant chauffer du chlorhydrate de cocaïne avec du bicarbonate de sodium ou de l'ammoniaque. Cela permet d'avoir un produit que l'on peut fumer et son nom vient du bruit généré lors de la réaction chimique liée à la transformation de la cocaïne.

    "Les effets physiologiques et psychoactifs de la cocaïne sont similaires, qu'elle soit sous forme de chlorhydrate de cocaïne ou de crack (cocaïne base). Cependant, il existe des preuves montrant un plus grand risque d'abus, une plus grande propension à la dépendance et des conséquences plus graves lorsque la cocaïne est fumée (cocaïne base) ou injectée par voie intraveineuse (chlorhydrate de cocaïne) par rapport à l'usage intranasal (chlorhydrate de cocaïne). Les variables cruciales semblent être l'immédiateté, la durée et l'ampleur de l'effet de la cocaïne, ainsi que la fréquence et la quantité de cocaïne utilisée plutôt que la forme de la cocaïne."

  • Hatsukami, D. K., & Fischman, M. W. (1996). Crack cocaine and cocaine hydrochloride: Are the differences myth or reality? Jama, 276(19), 1580-1588.
    DOI:10.1001/jama.1996.03540190052029

  • La différence entre la cocaïne et le crack est seulement la forme (freebase pour le crack, hydrochloride pour la cocaïne classique). La voie d'administration influence l'intensité ressentie ainsi que la durée des effets. La vitesse d'entrée et de sortie dans le système a un impact sur le risque d'addiction — les séances les plus courtes et intenses étant généralement les plus addictives.

    L'addictivité

    Potentiel addictif

    La cocaïne est considérée comme très addictive. Son utilisation répétée peut entraîner une dépendance physique et psychologique, avec des symptômes de sevrage notables lors de l'arrêt de la consommation. Les estimationsKarila, L., et al. (2014). Addiction à la cocaïne : données actuelles pour le clinicien. La Presse Médicale, 43(1), 9-17.
    DOI:10.1016/j.lpm.2013.01.069
    sont que 5 % des consommateurs développent une dépendance dans la première année d'usage, et qu'environ 20 % des consommateurs à long terme deviennent dépendants.

    Voici les principaux facteurs contribuant à son potentiel addictif :

    Facteurs génétiques

    La dépendance à la cocaïne est hautement héritableL'héritabilité mesure la part de la variance phénotypique d'une population, qui s'explique par la variance génétique.Pierce, R. C., et al. (2018). Environmental, genetic and epigenetic contributions to cocaine addiction. Neuropsychopharmacology, 43(7), 1471-1480.
    DOI:10.1038/s41386-018-0008-x
    , estimée autour de 65 % pour les femmes et 79 % pour les hommes. De nombreux gènes sont étudiés dans leur implication dans le trouble de l'usage. ΔFosB pour la transcription ; DRD2 pour les récepteurs dopaminergiques et bien d'autres avec des effets mineurs, mais nombreux.

    Facteurs neurobiologiques

    La cocaïne renforce certains circuits cérébrauxDang, J., et al. (2022). Meta-analysis of structural and functional brain abnormalities in cocaine addiction. Frontiers in Psychiatry, 13, 927075.
    DOI:10.3389/fpsyt.2022.927075
    , notamment le striatum via la dopamine, quand elle est consommée de manière répétée. Les altérations de la voie corticomésolimbique renforcent les associations stimulus-récompense et favorisent les réponses habituelles (consommation automatique, cravings, redoses compulsives…) plutôt que des choix réfléchis.

    Facteurs développementaux

    L'adolescence constitue une fenêtre critique où l'exposition à la cocaïne perturbeCaffino, L., et al. (2022). The effects of cocaine exposure in adolescence: Behavioural effects and neuroplastic mechanisms in experimental models. British journal of pharmacology, 179(17), 4233-4253.
    DOI:10.1111/bph.15523
    des processus neurodéveloppementaux critiques. La maturation asynchrone (systèmes de récompense précoces vs contrôle exécutif tardif) amplifie la sensibilisation comportementale et la valeur incitative des signaux liés à la cocaïne.

    Facteurs environnementaux

    De nombreuses études montrent que l'adversité vécue dans l'enfance favoriseBadiani, A., & Spagnolo, P. (2013). Role of environmental factors in cocaine addiction. Current pharmaceutical design, 19(40), 6996-7008.
    DOI:10.2174/1381612819999131125221238
    le développement du trouble lié à l'usage de cocaïne. De mauvaises relations enfant-parent altèrent le développement normal de la personnalité, probablement en provoquant un dysfonctionnement des systèmes monoaminergiques du cerveau et de la réactivité de l'axe HPA.

    Facteurs comportementaux

    La cocaïne peut être pour de nombreuses personnes une forme d'auto-médication. Par exemple, on peut observer que traiter le TDAHLevin, F. R., et al. (2018). How treatment improvement in ADHD and cocaine dependence are related to one another: A secondary analysis. Drug and Alcohol Dependence, 188, 135-140.
    DOI:10.1016/j.drugalcdep.2018.03.043
    réduit les besoins de consommer de la cocaïne.

    Facteurs liés à la drogue

    Plus le produit monte vite et descend vite, plus le risque addictif est élevéRoque Bravo, R., et al. (2022). Cocaine: an updated overview on chemistry, detection, biokinetics, and pharmacotoxicological aspects including abuse pattern. Toxins, 14(4), 278.
    DOI:10.3390/toxins14040278
    . C'est pour cela que fumer ou injecter la cocaïne est plus addictif que le sniff ou que mâcher des feuilles de coca. La cocaïne provoque la libération de dopamine et plus on consomme de cocaïne, plus on y est désensibilisé. Des doses plus importantes sont donc nécessaires pour produire une intensité équivalente.

    Évaluez vos consommations — DUDIT

    Le Drug Use Disorder Identification TestLe questionnaire que vous pouvez utiliser sur cette page est réadapté du questionnaire DUDIT, utilisé par de nombreux professionnels de santé en addictologie.Hildebrand, M. (2015). The psychometric properties of the DUDIT: a review of recent research. J. Substance Abuse Treatment, 53, 52-59.
    DOI:10.1016/j.jsat.2015.01.008
    (DUDIT) est un test à faire si vous avez un doute sur votre consommation. Seul·e vous pourrez voir le résultat.

    Le questionnaire s'affiche une question à la fois.

    Les risques sur la santé

    Risques de surdose mortelle

    Bien que l'on puisse avoir une image très négative de la cocaïne, il est important de voir que les décès liés à son usage restent relativement faibles par rapport au nombre de consommateurs. Il y aurait, en 2023D'après les dernières données de l'Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives.Voir le rapport :
    Chiffres clés 2025
    , jusqu'à 3,7 millions de personnes ayant expérimenté la cocaïne, dont 1,1 million d'usagers dans l'année. Le nombre de décès rapporté au nombre de consommateurs est donc à intégrer dans notre réflexion sur les dangers réels de la cocaïne.

    Nombres de décès liés à l'usage de cocaïne. Principaux résultats enquête DRAMES 2005-2023 — Chiffres de la cocaïne retrouvée seule lors des analyses toxicologiques de médecine légale retenus. CEIP-A Grenoble — ANSM

    On observe depuis quelques annéesJanssen, E., Cadet-Taïrou, A., Gérome, C., & Vuolo, M. (2020). Estimating the size of crack cocaine users in France. International Journal of Drug Policy, 76, 102637.
    DOI:10.1016/j.drugpo.2019.102637
    une augmentation de consommateurs de cocaïne en France et dans le monde, c'est donc logique que le nombre de décès liés à son usage augmente également. Des études qualitatives récentes, menées sur le terrain en FranceD'après les travaux de l'Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives.Voir le rapport :
    La cocaïne : un marché en essor. Évolutions et tendances en France (2000-2022).
    , ont montré une visibilité et une diversité croissantes des profils des consommateurs de crack. La consommation de crack en France reste assez faible mais augmente régulièrement, avec une augmentation du nombre de consommatrices et de consommateurs économiquement plus favorisés.

    "La principale limite de l'enquête DRAMES est qu'elle repose sur la volonté de l'expert toxicologue de signaler les cas et ne peut donc pas fournir une description exhaustive des décès liés aux drogues en France. De plus, seules les autorités judiciaires peuvent décider d'effectuer des enquêtes toxicologiques."

  • Eiden, C., et al. (2020). Health consequences of cocaine use in France: data from the French addictovigilance network. Fundamental & Clinical Pharmacology.
    DOI:10.1111/fcp.12603
  • Risques à court, moyen et long terme

    Évidemment, l'addiction est à ne pas négliger en termes d'impact sur votre santé globale.

    De plus, une surdose de cocaïne peut induire des épisodes psychotiques et/ou paranoïaques. Une telle expérience peut laisser des séquelles durables. Le mécanisme d'action propre à la cocaïne fait que l'envie de consommer peut devenir compulsive et difficilement contrôlable, aggravant tous les risques liés.

    Les facteurs de risque d'une psychose induite par la consommation de cocaïne sont les suivants : la quantité consommée ; la consommation répétée sur une longue période de la vie ; avoir commencé jeune à consommer de la cocaïne ; une voie d'administration plus rapide (inhalation, injection) ; une addiction à un autre produit ; avoir un IMC trop bas ; être de genre masculin ; avoir des troubles comme le TDAH ou des troubles psychotiques ; une sensibilité génétique ; une interaction pharmacologique.

  • Roncero, C. et al. (2014). An international perspective and review of cocaine-induced psychosis: a call to action. Substance abuse, 35(3), 321-327.
    DOI:10.1080/08897077.2014.933726
  • Contre-indications

    • Troubles cardiovasculaires
    • Antécédents psychiatriques
    • Épilepsie
    • Grossesse

    Les mélanges

    Interactions dangereuses

    Mélanger un stimulant et un dépresseur joue fortement sur le système cardiovasculaire. Demander au cœur d'accélérer et de ralentir en même temps est particulièrement dangereux.

    Vérifiez vos mixtures

    Utilisez notre simulateur pour vérifier les interactions entre la cocaïne et d'autres substances. Un lien vers Mixtures.info est proposé à chaque simulation.

    Cocaïne mélangée avec :

    Les informations proviennent du travail de l'équipe de Mixtures.info.

    Culture, histoire & récits

    Usage traditionnel en Amérique du Sud

    La cocaïne est l'alcaloïde principal trouvé dans les variétés cultivées de coca. Elle a été isolée pour la première fois en 1860 par le Dr Albert Niemann à partir de feuilles de coca. E. coca var. coca, la variété la plus largement cultivée, contient environ 0,6 % de cocaïne dans ses feuilles séchées.

    « Khoka » est un mot aymaraLes Aymara sont un peuple indigène des régions des Andes et de l'Altiplano d'Amérique du Sud. qui signifie « l'arbre ». C'est l'origine de notre usage moderne de « coca ». L'arbuste de coca est indigène d'Amérique du Sud, du Mexique, d'Indonésie et des Antilles. C'est l'une des plus anciennesBiondich, A. S., & Joslin, J. D. (2016). Coca: the history and medical significance of an ancient Andean tradition. Emergency medicine international, 2016(1), 4048764.
    DOI:10.1155/2016/4048764
    plantes cultivées d'Amérique du Sud. Les plantes de coca cultivées appartiennent à deux espèces distinctes du genre Erythroxylum (famille Erythroxylaceae) : Erythroxylum coca Lam. et Erythroxylum novogranatense (Morris) Hieron.

    Champs de coca en Amérique du Sud
    Champs de coca en Amérique du Sud.

    L'ancienneté de l'usage de la coca est bien établie grâce à des études archéologiques en Amérique du Sud et centrale. L'analyse de restes humains momifiés du nord du Chili indique l'usage de la coca dès 1000 av. J.-CRivera, M. A., et al. (2005). Antiquity of coca-leaf chewing in the south central Andes: a 3,000 year archaeological record of coca-leaf chewing from Northern Chile. Journal of Psychoactive Drugs, 37(4), 455–458.
    DOI:10.1080/02791072.2005.10399820
    . Ces témoignages établissent que l'usage de la coca se poursuit depuis plus de 3 000 ans chez les peuples indigènes des Andes.

    Sous le règne des Incas, la coca était utilisée à de nombreuses fins rituelles, sociales et physiologiques. En 1532, une expédition espagnole a mené à l'invasion de l'empire inca. Les envahisseurs tentèrent alors d'éradiquer l'usage de la coca dans les cultures indigènes, mais n'y parvinrent pas et décidèrent finalement d'exploiter la culture de la coca. Par la suite, la coutume de donner aux travailleurs agricoles une ration de feuilles de coca avec leur salaire quotidienStolberg, V. B. (2011). The use of coca: prehistory, history, and ethnography. Journal of ethnicity in substance abuse, 10(2), 126-146.
    DOI:10.1080/15332640.2011.573310
    commença. L'usage de la coca continue d'être un élément quotidien essentiel dans la vie de nombreux travailleurs andins.

    Bibliographie

    Études scientifiques

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