05 Psychédélique

2,5-diméthoxy-4-bromophénéthylamine

Le 2C-B est un psychédélique synthétique de la famille des phénéthylamines, synthétisé par Alexander Shulgin en 1974. Les études humaines, encore peu nombreuses, décrivent un profil dose-dépendant mêlant altérations perceptives, stimulation modérée et, dans certaines conditions, effets entactogènes.

Psychotrope illégal
Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants · Annexe III

Les effets

Le 2C-B est structurellement apparenté à la mescaline, mais ses effets ne se résument pas à ceux d'une « mescaline synthétique ». Les données humaines montrent surtout une relation nette entre la dose et l'intensité : dans un essai randomisé en double aveugle, 10 mg par voie orale ont produit des effets très légers, 20 mg des altérations psychédéliques modérées, et 30 mg des changements plus marqués de la vision, de l'audition, du temps et du sentiment de soi.

La composante dite entactogène doit rester nuancée. Une étude observationnelle à 20 mg a relevé euphorie, bien-être et expression émotionnelle accrue ; un essai contrôlé à 20 mg n'a pas retrouvé d'augmentation de l'empathie sur une tâche standardisée, tandis que l'essai de 2026 en a observé une à 30 mg. Les effets varient donc selon la dose, la mesure utilisée, les personnes et le contexte.

Le Set & Setting peut fortement moduler l'expérience : pour une première prise, privilégier un lieu familier, un état psychologique stable et un entourage de confiance réduit les facteurs de stress, sans supprimer le risque d'une expérience difficile.

Donnée récente : chez 24 adultes en bonne santé et expérimentés avec les psychédéliques, les effets du 2C-B ont augmenté avec la dose. À 30 mg, leur durée subjective moyenne était de 4,9 heures. Aucun événement indésirable grave n'a été observé dans ce cadre médicalement surveillé — ce qui ne permet pas d'extrapoler la même sécurité à un contexte récréatif ou à des produits de composition inconnue.

  • Arikci, D., et al. (2026). Acute dose-dependent effects of 2C-B compared with MDMA and psilocybin in a double-blind, placebo-controlled study in healthy participants. Neuropsychopharmacology, 51, 1511–1518. DOI:10.1038/s41386-026-02428-9

Les dosages

Le 2C-B présente une relation dose–effet marquée : quelques milligrammes peuvent modifier nettement l'intensité ressentie. La précision du dosage est donc essentielle.

Dosages indicatifs

Les plages ci-dessous sont des repères de réduction des risques, pas des posologies médicales. Les études humaines contrôlées ont uniquement évalué la voie orale — 20 mg dans l'essai de 2023, puis 10, 20 et 30 mg dans celui de 2026. Les valeurs nasales et rectales proviennent de données communautaires et n'ont pas été validées dans un essai clinique.

Dosages par voie

Effets Oral Nasal Rectal
Légers 5 – 15 mg 3 – 10 mg 3 – 10 mg
Moyens 15 – 25 mg 10 – 15 mg 10 – 15 mg
Forts 25 – 45 mg 15 – 30 mg 15 – 30 mg
Très forts 45+ mg 30+ mg 30+ mg

Valeurs indicatives — les effets dépendent notamment de l'identité du produit, de sa teneur, de la sensibilité individuelle et de la voie. Au-delà de 30 mg par voie orale, les effets n'ont pas été étudiés dans un essai contrôlé.

Durée / Phases

Phase Oral Nasal Rectal
Début 0.5 – 2 h 10 – 40 min 15 – 60 min
Effets principaux 2 – 4 h 1 – 2 h 2 – 3 h
Descente 1 – 3 h 0.5 – 2 h 0.5 – 3 h
Effets résiduels 5 h 3 h 4.5 h

Durées approximatives — dans les essais oraux, les effets étaient en grande partie résolus en moins de 6 h et duraient en moyenne 4,9 h à 30 mg. Les durées nasales et rectales ne reposent pas sur des essais cliniques.

Calculateurs de dose

L'apparence d'un produit ne permet de confirmer ni son identité ni sa teneur. Une analyse de substance reste préférable : le calculateur ne peut corriger une composition inconnue ou une pesée imprécise.

Y'a combien dans l'pochon ?

Calculez la quantité réelle de 2C-B dans votre produit.

%
mg

Cliquez sur « Calculer » pour afficher le résultat.

Repère indicatif

Estimation mathématique — ce résultat n'est pas une recommandation personnalisée.

%

Cliquez sur « Calculer » pour afficher le résultat.

La pharmacologie

Le 2C-B appartient à la famille des phénéthylamines, dont fait aussi partie la mescaline. C'est une molécule de synthèse créée en laboratoire ; sa structure découle directement de celle des phénéthylamines naturelles, à laquelle Shulgin a ajouté deux groupes méthoxy et un atome de brome.

Profil pharmacologique

2C-B — structure 2D (CID 98527) NH2 OCH3 OCH3 Br
2,5-diméthoxy-4-bromophénéthylamine

CID 98527 · DB01537

Mode d'action Agoniste sérotoninergique, principalement au récepteur 5-HT₂A ; profil fonctionnel variable selon les modèles.

Formule chimique C₁₀H₁₄BrNO₂
Poids moléculaire 260.13g/mol
Demi-vie ~1,3h
LogP 2.3
H-donneurs 1
H-accepteurs 3
Métabolisation MAO-A/MAO-B et enzymes cytosoliques · voie mineure CYP2D6

Mécanisme d'action

Le 2C-B agit avant tout sur le système sérotoninergique. Les données récentes convergent vers une activation du récepteur 5-HT₂A, cible centrale des effets psychédéliques, avec des interactions supplémentaires aux récepteurs 5-HT₂C et 5-HT₂B. Une caractérisation sur des récepteurs humains confirme cette polypharmacologie.

Le profil fonctionnel n'est toutefois pas identique dans tous les systèmes expérimentaux : une étude plus ancienne sur des ovocytes de xénope observait une faible efficacité agoniste, voire un antagonisme 5-HT₂A. Cette divergence ne signifie pas que le 2C-B est « antagoniste » chez l'humain ; elle montre que le résultat dépend du modèle, de la voie de signalisation et de la méthode de mesure.

Le 2C-B inhibe aussi les transporteurs SERT, NET et DAT dans des essais in vitro, mais à une puissance faible. On ne peut donc pas lui attribuer une libération massive de monoamines comparable à la MDMA, ni relier directement cette interaction à un effet subjectif précis.

Les récepteurs-clés

Récepteur 5-HT₂A Sérotonine

C'est la cible la mieux étayée pour expliquer les effets psychédéliques. Les données in vitro et animales, cohérentes avec les effets perceptifs humains, soutiennent son rôle central sans expliquer à elles seules toute l'expérience.

Visuels · Perception · Pensée
Récepteur 5-HT₂C Sérotonine

Le 2C-B se lie également au 5-HT₂C et peut l'activer in vitro. Ce récepteur participe normalement à la régulation de l'humeur, de l'anxiété et de l'appétit, mais sa contribution exacte aux effets subjectifs du 2C-B chez l'humain n'est pas établie.

Humeur · Anxiété · Appétit
Transporteurs monoaminergiques SERT · NET · DAT

Le 2C-B freine la recapture de monoamines dans des modèles cellulaires, mais à faible puissance. La pertinence de cette interaction aux concentrations atteintes chez l'humain reste incertaine ; elle ne suffit pas à expliquer les effets stimulants ou cardiovasculaires.

Interaction in vitro · Portée incertaine

Au-delà des cibles principales

Le 2C-B ne se limite pas à ces récepteurs. D'autres interactions modulent l'expérience et orientent les conseils de réduction des risques.

Récepteur 5-HT₂B

Une activité agoniste 5-HT₂B est observée in vitro. L'activation chronique de ce récepteur est associée, pour d'autres molécules, aux valvulopathies ; il s'agit ici d'un risque théorique, car aucune étude n'a évalué le cœur après des usages répétés de 2C-B.

MAO & métabolisation

Une étude humaine de 2025 identifie MAO-A, MAO-B et des enzymes cytosoliques comme voies majeures, avec une voie CYP2D6 mineure. Cela rend l'association avec un IMAO préoccupante, mais son ampleur clinique n'a pas été mesurée directement.

Puissance & affinité

Avec des doses actives de l'ordre de la dizaine de milligrammes, le 2C-B est bien plus puissant que la mescaline (active à plusieurs centaines de mg) mais moins que le LSD. D'où l'importance d'une pesée précise.

Zone grise pharmacologique

Les essais humains restent petits et les valeurs d'affinité varient selon les modèles. Les largeurs de barres ci-dessus reflètent une importance relative indicative, et non une proportion d'effet mesurée chez l'humain.

L'addictivité

Un potentiel addictif mal documenté

Aucune étude humaine n'a spécifiquement évalué l'auto-administration répétée, le sevrage, la tolérance ou l'incidence d'un trouble de l'usage lié au 2C-B. Les petits essais aigus disponibles ne peuvent donc pas démontrer que son potentiel addictif est « très faible ». Une revue récente des 2C et NBOMe souligne précisément ce manque de données.

L'affirmation selon laquelle le 2C-B n'induirait pas de tolérance immédiate et pourrait être repris plusieurs jours sans diminution d'effet ne repose pas sur un essai contrôlé. Il est plus rigoureux de considérer la tolérance et les conséquences d'usages répétés comme inconnues.

Comme pour toute substance, l'addiction résulte d'un ensemble de facteurs biologiques, environnementaux et propres au produit, et ne se résume jamais à la seule pharmacologie. Une consommation répétée ou difficile à contrôler mérite attention même en l'absence de dépendance physique documentée.

Évaluez vos consommations — DUDIT

Le Drug Use Disorder Identification Test Ce questionnaire est réadapté du DUDIT, utilisé par de nombreux professionnels de santé en addictologie. Hildebrand, M. (2015). The psychometric properties of the drug use disorders identification test (DUDIT): a review of recent research. Journal of substance abuse treatment, 53, 52-59. DOI:10.1016/j.jsat.2015.01.008, ou DUDIT, est un test que vous pouvez faire si vous avez un doute sur votre consommation. Seul·e vous pourrez voir le résultat.

Le questionnaire s'affiche une question à la fois.

Les risques sur la santé

Effets cardiovasculaires & thermorégulation

Dans les essais contrôlés chez des adultes en bonne santé, le 2C-B a augmenté la pression artérielle de façon transitoire et dépendante de la dose ; à 30 mg, il a aussi augmenté la fréquence cardiaque. Les doses de 20 et 30 mg ont entraîné une petite hausse de la température corporelle. Ces effets sont restés modérés sous surveillance médicale, mais les participant·es étaient sélectionné·es et les personnes avec des pathologies cardiovasculaires étaient exclues.

Dans une cohorte prospective de consultations toxicologiques, les signes fréquents comprenaient mydriase, agitation, hallucinations, confusion, anxiété, hypertension et tachycardie. La plupart des cas suivis étaient de gravité modérée, mais un cas confirmé par analyse a rapporté un syndrome sérotoninergique, des convulsions et un œdème cérébral. Un cas isolé ne donne pas la fréquence de ce risque, mais montre qu'une complication grave est possible.

Sensibilité au dosage

Le 2C-B est très sensible au dosage : quelques milligrammes séparent un effet léger d'un trip intense. Une balance au centième de gramme affiche des pas de 10 mg : elle n'est pas adaptée. Utiliser au minimum une balance affichant 0,001 g, la calibrer et garder en tête que sa résolution affichée n'est pas sa précision réelle. Ne jamais estimer une dose à l'œil.

Identité du produit : 2C-B ≠ « tusi »

Les appellations tusi, tucibi ou « cocaïne rose » ne garantissent pas la présence de 2C-B. Dans une série toxicologique de 14 poudres colorées, toutes contenaient de la kétamine, la plupart de la MDMA, et aucune du 2C-B. Cette série américaine n'est pas représentative de tous les marchés, mais elle montre qu'un nom, une couleur ou un logo ne permettent pas d'identifier un produit : seule une analyse peut réduire cette incertitude.

Risques psychologiques

Anxiété, confusion et agitation sont documentées dans les intoxications. À 20 mg, un essai contrôlé a aussi observé un ralentissement psychomoteur et une altération de la mémoire spatiale. Les essais ont exclu les personnes présentant des antécédents psychiatriques importants : ils ne permettent donc pas d'estimer le risque dans ces populations. Le Set & Setting peut réduire les facteurs de stress, sans garantir l'absence d'une expérience difficile.

Les mélanges

Interactions dangereuses

Il n'existe pratiquement pas d'étude humaine testant le 2C-B en combinaison avec une autre substance. L'absence de mélange formellement identifié comme dangereux ne doit donc pas être interprétée comme une preuve de sécurité.

La MDMA, les amphétamines et les autres stimulants peuvent, par addition des effets, augmenter la charge cardiovasculaire, la température et l'agitation. Le cannabis peut intensifier ou déstabiliser une expérience psychédélique, mais cette interaction n'a pas été quantifiée spécifiquement avec le 2C-B.

Le mélange avec un IMAO est particulièrement déconseillé : MAO-A et MAO-B participent à l'élimination du 2C-B, de sorte que leur inhibition pourrait augmenter ou prolonger l'exposition. C'est une inférence pharmacocinétique solide, mais aucune étude humaine n'en a mesuré l'ampleur. Ne pas interrompre un traitement prescrit pour consommer ; demander conseil à un·e professionnel·le de santé. Tous les mélanges ne présentent pas les mêmes risques — voir le détail ci-dessous.

Vérifiez vos mélanges

Consultez les interactions recensées par Mixtures.info. Ces données concernent la famille des 2C-x et reposent souvent sur des témoignages plutôt que sur des études cliniques. Elles ne s'appliquent ni aux 2C-T-x ni au 2C-B-FLY, qui ont des profils distincts.

2C-B mélangé avec :

Un niveau « neutre » ne signifie pas « sans risque » : il indique seulement qu'aucune augmentation spécifique du risque n'est établie dans les données recensées. Les entrées marquées comme inconnues ou issues d'un brouillon doivent être interprétées avec une prudence accrue.

Culture, histoire & récits

Origines du 2C-B

Le 2C-B a été synthétisé en 1974 par Alexander Shulgin, puis documenté dans PiHKAL, publié en 1991. Il a ensuite circulé dans certains contextes psychothérapeutiques non autorisés : une publication rétrospective sur une pratique zurichoise décrit notamment l'usage de MDMA, LSD et 2C-B. Ce document n'est pas un essai clinique et ne démontre pas une efficacité thérapeutique.

Sa présence sur le marché récréatif a été documentée par l'analyse de produits et des enquêtes d'usage en Espagne entre 2006 et 2009. Une enquête internationale publiée en 2022 le plaçait parmi les psychédéliques dits « nouveaux » les plus utilisés. Ces données décrivent des échantillons précis et ne permettent pas d'estimer sa prévalence actuelle en France.

Bibliographie

Les essais contrôlés de 2023 et 2026 apportent les données humaines les plus robustes, mais portent sur de petits groupes d'adultes en bonne santé et déjà expérimentés avec les psychédéliques. Les études observationnelles, précliniques, toxicologiques et historiques répondent à d'autres questions et ne doivent pas être interprétées comme des preuves équivalentes.

Études humaines

  • Caudevilla-Gálligo, F., et al. (2012). 4-Bromo-2,5-dimethoxyphenethylamine (2C-B): presence in the recreational drug market in Spain, pattern of use and subjective effects. Journal of Psychopharmacology, 26(7), 1026–1035.
    DOI:10.1177/0269881111431752
  • González, D., Torrens, M., & Farré, M. (2015). Acute Effects of the Novel Psychoactive Drug 2C-B on Emotions. BioMed Research International, 2015, 643878.
    DOI:10.1155/2015/643878
  • Papaseit, E., et al. (2018). Acute pharmacological effects of 2C-B in humans: an observational study. Frontiers in Pharmacology, 9, 206.
    DOI:10.3389/fphar.2018.00206
  • Nugteren-van Lonkhuyzen, J. J., et al. (2020). The Clinical Toxicology of 4-Bromo-2,5-dimethoxyphenethylamine (2C-B): The Severity of Poisoning After Exposure to Low to Moderate and High Doses. Annals of Emergency Medicine, 76(3), 303–317.
    DOI:10.1016/j.annemergmed.2020.04.022
  • Mallaroni, P., Mason, N. L., Vinckenbosch, F. R. J., & Ramaekers, J. G. (2022). The use patterns of novel psychedelics: experiential fingerprints of substituted phenethylamines, tryptamines and lysergamides. Psychopharmacology, 239, 1783–1796.
    DOI:10.1007/s00213-022-06142-4
  • Mallaroni, P., et al. (2023). Assessment of the Acute Effects of 2C-B vs. Psilocybin on Subjective Experience, Mood, and Cognition. Clinical Pharmacology & Therapeutics, 114(2), 423–433.
    DOI:10.1002/cpt.2958
  • Arikci, D., et al. (2026). Acute dose-dependent effects of 4-bromo-2,5-dimethoxyphenethylamine (2C-B) compared with MDMA and psilocybin in a double-blind, placebo-controlled study in healthy participants. Neuropsychopharmacology, 51, 1511–1518.
    DOI:10.1038/s41386-026-02428-9

Pharmacologie & métabolisme

  • Villalobos, C. A., et al. (2004). 4-Bromo-2,5-dimethoxyphenethylamine (2C-B) and structurally related phenylethylamines are potent 5-HT2A receptor antagonists in Xenopus laevis oocytes. British Journal of Pharmacology, 141(7), 1167–1174.
    DOI:10.1038/sj.bjp.0705722
  • Rickli, A., et al. (2015). Receptor interaction profiles of novel N-2-methoxybenzyl (NBOMe) derivatives of 2,5-dimethoxy-substituted phenethylamines (2C drugs). Neuropharmacology, 99, 546–553.
    DOI:10.1016/j.neuropharm.2015.08.034
  • Zwartsen, A., et al. (2017). Measuring inhibition of monoamine reuptake transporters by new psychoactive substances (NPS) in real-time using a high-throughput, fluorescence-based assay. Toxicology in Vitro, 45, 60–71.
    DOI:10.1016/j.tiv.2017.05.010
  • Wagmann, L., et al. (2019). Interactions of phenethylamine-derived psychoactive substances of the 2C-series with human monoamine oxidases. Drug Testing and Analysis, 11(2), 318–324.
    DOI:10.1002/dta.2494
  • Marcher-Rørsted, E., et al. (2020). Investigation of the 2,5-Dimethoxy Motif in Phenethylamine Serotonin 2A Receptor Agonists. ACS Chemical Neuroscience, 11(9), 1238–1244.
    DOI:10.1021/acschemneuro.0c00129
  • Thomann, J., et al. (2025). Liquid chromatography-tandem mass spectrometry-based pharmacokinetic and metabolic analysis of 2C-B and its metabolites in human plasma. Drug Metabolism and Disposition, 53(6), 100086.
    DOI:10.1016/j.dmd.2025.100086
  • Gil-Martins, E., et al. (2025). Toxicodynamic insights of 2C and NBOMe drugs — Is there abuse potential? Toxicology Reports, 14, 101890.
    DOI:10.1016/j.toxrep.2025.101890

Toxicologie, contexte & outils

  • Dean, B. V., et al. (2013). 2C or Not 2C: Phenethylamine Designer Drug Review. Journal of Medical Toxicology, 9(2), 172–178.
    DOI:10.1007/s13181-013-0295-x
  • Sessa, B., & Fischer, F. M. (2015). Underground MDMA-, LSD- and 2-CB-assisted individual and group psychotherapy in Zurich: outcomes, implications and commentary. Drug Science, Policy and Law, 2, 1–8.
    DOI:10.1177/2050324515578080
  • Hildebrand, M. (2015). The psychometric properties of the drug use disorders identification test (DUDIT): a review of recent research. Journal of Substance Abuse Treatment, 53, 52–59.
    DOI:10.1016/j.jsat.2015.01.008
  • Spoelder, A. S., et al. (2019). Unexpected Serotonin Syndrome, Epileptic Seizures, and Cerebral Edema Following 2,5-dimethoxy-4-bromophenethylamine Ingestion. Journal of Forensic Sciences, 64(6), 1950–1952.
    DOI:10.1111/1556-4029.14214
  • Moore, D. M., et al. (2025). Tusi but not 2C: A Miami-Dade medical examiner case series highlighting the variable drug composition in colored powder paraphernalia. Journal of Forensic Sciences, 70(3), 1208–1216.
    DOI:10.1111/1556-4029.70012
  • Shulgin, A., & Shulgin, A. (1991). PiHKAL: A Chemical Love Story. Transform Press.